Fou, artiste, tordu ... fou, voilà les meilleurs qualificatifs de mon être. Tordu ? Fou ? J'ai décidé de cesser d'abdiquer ces termes pour paraître mieux. Maintenant j'assume totalement le fait que l'artiste en moi puisse préférer la douleur au plaisir. Mais n'est-ce pas un plaisir que de souffrir pour créer ? Hypersensible, terme clinique désignant ma folie. Cette folie que dirige mon âme d'une façon si absurde que moi-même je m'y perds. Alors, comment puis-je régler ce corps qui ne sais même pas comment fonctionner normalement ? Comme mon corps le peu, avec les connaissances qu'il aquiert, avec le temps parce que la vie, ça ne se vie pas comme une compétition, on ne peut pas faire d'essai qui nous permettrons de réessayer si ça ne fonctionne pas, tout se vie en temps réel, sans deuxième chance. Donc, comment prédire ce que ces esprits, si imprévisible, désireront faire ? D'aucuns moyens connus.
Marginal ? Peut-être, certains jours, surtout ceux où cette joyeuse créativité m'emporte et qui me vaux une vague d'incompréhension de tout ces gens autour de moi qui vivent comme des robots et qui ne font pas fonctionner cette petite partie de leur esprit qui leur permettait de fonctionner, étant enfant, mais qui a désormais cessée de travailler. Cette vague créative qui m'envahit peut-être ne faut-il pas la retenir pour réellement voir la vérité, m'éloigner de cette réalité futile et essayer de me rendre à cette douleur et à ce malheur à son paroxysme.
Facinant, ce nombre d'objets, de conversations, de gens qui peuvent être futiles dans ce monde. Ces pauvres gens qui ne comprennent pas à quel point la vie peut-être dificile, mais ils ne sont pas à blâmer, ils ne savent pas ce que c'est la vrai tristesse. Peut-être faut-il, pour bien comprendre, vivre des expériences qui sont si difficiles que la mort serait la seule solution, mais ces gens qui en ressortent, reviennent différents. Différent ? Oui, ils pensent différament, ils comprennent désormais que les petits malheurs quotidiens qu'ils vivaient autrefois ne sont rien comparé au malheur à son paroxysme absolu.
Pauvres sont ceux qui subissent ces jours où je me noie dans la théatralité, peut-être les terrorisais-je ? Surement qu'ils entrevoient le jour où le subissement de ma folie cessara, mais ceci n'est qu'espoir pour leur permettre de survivre parce que ce moment n'existeras jamais puisque je suis de ceux qui connaissent le vrai malheur.
Et la mort de mon père influença à jamais l'histoire de cette relation entre moi et le malheur. En fait cette expérience influença toutes les relations que je vivrai.